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C. Jérôme et Mademoiselle Pomme

J’ai abrégé rapidement mon coup de fil avec Lolita. Du moins « mon compte rendu ». Pas de Lolita ce soir. Il y avait des invités chez moi. Enfin, chez mes parents j’entends. Oui, j’ai vingt-cinq ans, je vis toujours chez mes parents. Il s’agit d’ailleurs des derniers jours. Voilà pourquoi j’en profite.

Lolita et les apériculs

Elle est Lo le matin, Lo tout court, Lo qui ne boit pas trop d’eau. Lolita, lumière de ma vie, soirées au Pastis, et mal de crâne le lendemain matin. Lolita, un poème à elle toute seule, et concours de rot avec ses copines en regardant « A la recherche de la nouvelle star ». Nabokov aurait-il aimé ? Trop vieille. Déjà 22 ans. Le prénom ne fait pas l’âge, tout comme l’habit de fait pas le moine. Et puis enfin, parce qu’il faut être complet, Lolita et ses fameux apériculs…

Me mordre mes dix doigts

Si j’avais eu le choix, bien sûr, je ne l’aurais pas regardée partir. Voilà ce que je pouvais me dire. Mais à bien y regarder, j’avais le choix. En effet, rien ne m’obligeait à ne rien faire. J’aurai pu aller lui parler, la retenir. Il faisait chaud. N’est-ce pas un temps parfait pour proposer à une charmante demoiselle d’aller partager un verre à la terrasse ensoleillée d’un café?